Claude Bernard

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Sommaire

L’observation et l’expérience

Père de la physiologie moderne, il pose les principes de la médecine expérimentale. Il développe le schéma "observation, hypothèse, confirmation/infirmation". Cette méthodologie scientifique lui permet de faire progresser la physiologie et la médecine dans les domaines de la neurologie, de la digestion et de la régulation endocrinienne

Biographie

Claude Bernard naît à Saint-Julien (Rhône) en 1813. En 1843, Claude Bernard s'inscrit à l'Ecole de Médecine dont il ressort diplômé en 1843. Ses goûts l'orientent vers les disciplines de laboratoire. C'est ainsi qu'entre 1840 et 1850, il travaillera avec assiduité auprès du physiologiste François Magendie. Claude Bernard connaît des débuts de carrière difficiles. En 1844, il échoue au concours de l'agrégation. Il tente alors de créer un laboratoire libre de physiologie avec Charles Lasègne (1845), mais le projet échoue rapidement, faute d'argent. Claude Bernard est découragé, mais Magendie remarque ses compétences et lui propose un poste dans son laboratoire de l'Hôtel-Dieu.

Commence alors une longue période de publications qui rendent bientôt Claude Bernard célèbre. Il découvre, entre autres, les rôles du pancréas et du système sympathique dans la régulation thermique et la vasomotricité. Il s'implique également beaucoup dansl'étude de la fonction glycogénique du foie et fait d'importantes découvertes sur le diabète. En 1854, Claude Bernard est élu à l'Académie des Sciences et accepte la chaire de physiologie expérimentale de la Sorbonne. François Magendie meurt en 1855 en lui "léguant" son poste au Collège de France. Il y reste jusqu'en 1868, date à laquelle il est nommé professeur au Muséum d'Histoire Naturelle, en même temps qu'il rentre à l'Académie Française. Dès 1865, Claude Bernard souffre d'étranges maux qui finiront par l'emporter en février 1878.

Expérimentation

Le savant

Le savant qui veut embrasser l'ensemble des principes de la méthode expérimentale doit remplir deux ordres de conditions et posséder deux qualités de l'esprit qui sont indispensables pour atteindre son but et arriver à la découverte de la vérité. D'abord le savant doit avoir une idée qu'il soumet au contrôle des faits mais en même temps il doit s'assurer que les faits, qui servent de point de départ ou de contrôle à son idée, sont justes et bien établis c'est pourquoi il doit être lui-même à la fois observateur et expérimentateur.

L'observateur

L'observateur constate purement et simplement le phénomène qu'il a sous les yeux. Il ne doit avoir d'autre souci que de se prémunir contre les erreurs d'observation qui pourraient lui faire voir incomplètement ou mal définir un phénomène. A cet effet, il met en usage tous les instruments qui pourront l'aider à rendre son observation plus complète. L'observateur doit être le photographe des phénomènes, son observation doit représenter exactement la nature. Il faut observer sans idée préconçue; l'esprit de l'observateur doit être passif, c'est-à-dire se taire: il écoute la nature et écrit sous sa dictée. Mais une fois le fait constaté et le phénomène bien observé, l'idée arrive, le raisonnement intervient, et l'expérimentateur apparaît pour interpréter le phénomène.

L'expérimentateur

L'expérimentateur est celui qui. en vertu d'une interprétation plus ou moins probable, mais anticipée, des phénomènes observés, institue l'expérience de manière que, dans l'ordre logique de ses prévisions, elle fournisse un résultat qui serve de contrôle à l'hypothèse ou à l'idée préconçue. Pour cela l'expérimentateur réfléchit, essaye, tâtonne, compare et combine pour trouver les conditions expérimentales les plus propres à atteindre le but qu'il se propose. Il faut nécessairement expérimenter avec une idée préconçue. L'esprit de l'expérimentateur doit être actif, c'est-à-dire qu'il doit interroger la nature et lui poser des questions dans tous les sens, suivant les diverses hypothèses qui lui sont suggérées. L'expérimentateur ne doit pas tenir à son idée autrement que comme à un moyen de solliciter une réponse de la nature. Mais il doit soumettre son idée à la nature, et être prêt à l'abandonner, à la modifier ou à la changer, suivant ce que l'observation des phénomènes qu'il a provoqués lui enseignera.

Le saviez vous ?

En 1868, il présente sa candidature à l'Académie française et rédige une profession de foi théiste et spiritualiste allant à l ’encontre de ses opinions personnelles afin d ’être élu

A sa mort, Gambetta demandera des funérailles nationales ; c'est la première fois qu'un scientifique français reçoit un tel honneur.

Oeuvres

  • Leçons de physiologie expérimentale (1854)
  • Leçons sur les effets des substances toxiques et médicamenteuses (1857)
  • Introduction à l'étude de la médecine expérimentale (1865)
  • Leçons de pathologie animale (1871)
  • La science expérimentale (1878)
  • Précis iconographique de médecine opératoire et d ’anatomie chirurgicale (1878)
  • Leçons de physiologie opératoire (1879)




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