Le thème choisi cette année pour le séminaire
résidentiel est :
"les
Systèmes Complexes".
Du corps humain à la cellule en passant par les organisations, les
réactions chimiques ou les phénomènes physiques, les sciences se
trouvent toutes confrontées à l'étude de systèmes complexes.
Si l'on se réfère à Wikipedia,
Un système
complexe est un système composé d'un grand nombre
d'entités en interaction locale et simultanée. On exige le plus souvent
que le système présente la majorité des caractéristiques suivantes. Ce
qui montre qu'il n'existe pas de définition formelle largement acceptée
de ce qu'est un système complexe.
Le graphe
d'interaction est non
trivial : ce n'est pas simplement
tout le monde qui interagit avec tout le monde (il y a au moins des
liens privilégiés).
Les
interactions sont locales, de
même que la plupart des informations, il y a peu d'organisation
centrale.
Il y a
des boucles de rétroaction (en
anglais feedback) : l'état d'une entité a
une influence sur son état futur via l'état d'autres entités.
Les
entités peuvent être elles-mêmes
des systèmes complexes : une société est composée d'humains
eux-mêmes composés de cellules.
Le
système est ouvert et soumis à un
extérieur, il y a des flux
d'énergie et d'information sur la frontière, cette dernière peut être
floue (par exemple, en considérant le système complexe "un humain", à
partir de quel instant la nourriture ou l'air absorbés font-ils partie
du corps ?).
Nous avons certainement tous affaire à ces
systèmes complexes dans nos recherches que ce soit pour les étudier ou,
comme en mathématique ou en informatique, pour développer des méthodes
permettant de les modéliser.
Ce séminaire est donc l'occasion de partager nos expériences, dans des
domaines certainement très différents, pour traiter ces systèmes
complexes.