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Approches quantitatives et qualitatives des mobilités : quelles complémentarités

Approches quantitatives et qualitatives des mobilités : quelles complémentarités ?

 

L’objectif du septième colloque du groupe de travail est d’interpeller les chercheurs à partir de leurs pratiques de recherches, réflexions et tentatives de dépassement des frontières méthodologiques et disciplinaires. Nous ne rechercherons pas la pierre philosophale, mais bien à entendre, modestement, les tentatives, expériences et résultats méthodologiques qui permettraient d’améliorer l’adéquation et la congruence des approches et des disciplines en matière de mobilité.

 

Concrètement, le colloque envisage d’aborder la question méthodologique autour de quatre axes, chacun d’eux se structurant autour d’une série de questions.

 

  • Les nouvelles méthodologies mixtes :

- Quelles sont les expériences fructueuses de méthodologies mixtes en matière d’études des phénomènes de mobilité. Quelles sont les limites de leurs applications ? Où se situent leurs plus-value ?

 

  • Au croisement des résultats existants :

- Comment les démarches quantitatives peuvent-elles se nourrir des apports qualitatifs en matière de mobilité ? Comment les approches qualitatives peuvent-elles tenir compte des résultats quantitatifs et des modélisations des déplacements ? Comment parvenir à intégrer des critères qualitatifs dans l’expertise socio-économique ? Comment parvenir à articuler des entretiens qualitatifs avec des résultats quantitatifs ?

- Comment le géographe quantitativiste peut-il tenir compte des résultats du sociologue qualitativiste ? Comment l’urbaniste qualitativiste peut-il prendre en compte les apports du modélisateur socio-économique ?

 

  • L’articulation des méthodologies et des niveaux d’analyse :

- La généralisation qualitative passe fréquemment par la construction de « types-idéaux ». Les réductions opérées pour ces constructions sont-elles déjà une première étape de la quantification ? Sous ce point de vue, y a-t-il des échelles de quantifications dont la validité dépendrait de l’adéquation au type ou comportement de mobilité étudié ?

- Comment identifier les limites de la pertinence méthodologiques et des analyses qui en sont issues ?

- L’individu abstrait, construit sur base de moyennes à fin de modélisation et simulation, est-il plus représentatif que l’individu concret, mais particulier, mis en avant par les approches qualitatives ?

- Les mobilités irrégulières sont-elles irréductibles à l’approche quantitative ou faut-il développer de nouveaux outils spécifiques pour les saisir ? Les démarches quantitatives et qualitatives ont-elles des validités différentes en fonction des mobilités régulières ou irrégulières que l’on cherche à analyser ?

 

  • Les freins à l’innovation méthodologique

Quels sont les freins à l’innovation méthodologique ? Se situent-ils dès la commande de la recherche ? Proviennent-ils de présupposés épistémologiques difficilement conciliables ? Sont-ils issus de sous-culture disciplinaires dévalorisant la prise de risque méthodologique ou reposent-ils dans la faible maîtrise d’outils et de techniques avec lesquels le chercheur n’est pas familiarisé ?